Excepté les matériaux porteurs isolants utilisés pour le gros œuvre, comme le béton cellulaire ou les briques monomur, les isolants sont regroupés en deux grandes catégories : les laines minérales (laine de verre ou de roche) et les mousses synthétiques. Les isolants écologiques font une apparition remarquée, mais ils restent encore marginaux en raison de leur mode de distribution et de leur coût.
La laine de verre et laine de roche sont de très bons isolants thermo-accoustiques et ne s'effritent plus aussi facilement. Elles sont proposées en panneaux ou rouleaux semi-rigides, plus aisés à appliquer au sol ou sur les murs. La laine de verre est revêtue d'un voile pour supprimer l'irritation de la peau qu'elle provoque. La laine de roche " surdensifiée " permet de coller les complexes de doublage muraux avec simplement des plots de mortier, alors qu'il fallait précédemment deux passes de mortier, donc un temps d'application plus long.
Il se présente sous la forme de panneaux rigides. Le PSE s'utilise surtout sur les murs et les planchers. Il est insensible à l'humidité et résiste bien à la compression. Les fabricants commercialisent essentiellement trois version : thermique (Th 38) ; thermique supérieure (Th 33 ou Ultra) et thermo-accoustique (Ultra ThA). Cette dernière témoigne de qualités réelles d'isolation phonique et d'une plus grande efficacité thermique. Le premier est blanc, les deux autres gris argentés.
Teintés, selon les marques, en jaune, bleu ... ces isolants affichent d'excellentes performances thermiques et présentent l'intérêt d'être étanches à l'eau, tout comme à la vapeur d'eau. Sous forme de panneaux, on les utilise notamment pour isoler les murs enterrés, les surfaces soumises à des charges importantes (sols carrelés, dalles de béton, toitures terrasses...).
De nombreux isolants d'origine naturelle sont commercialisés en France, souvent à petite échelle : laine de mouton, de coton, chanvre, plumes de canard... A épaisseur égale, leurs performances thermiques sont similaires é celles des laines minérales et des PSE. A noter toutefois que les performances des isolants naturels ne sont pas certifiées. Certains possèdent un avis technique du CSTB qui précise leurs performances et leur mise en œuvre. Le mode de fabrication et de distribution de ces produits, tout comme le fait qu'ils soient peu utilisés, ont une incidence sur leur coût.
A l'origine de nombreuses polémiques, ces isolants associent des lames d'air emprisonnées dans des matériaux synthétiques et au moins deux films réfléchissant les infrarouges. Selon les normes, les performances sont modestes : une résistance thermique maximum de 1,35 m2.K/W lorsqu'ils sont parfaitement mis en œuvre. Du côté des fabricants, 20 à 30mm d'isolants minces équivalent à 20 cm de laine minérale ! L'été, les films réfléchissants ont une certaine efficacité contre la surchauffe sous les combles. Si la mise en œuvre paraît simple, elle exige beaucoup de précautions pour obtenir une " isolation " performante